27/05/2012

Hommage à Robert DOISNEAU

 

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Né il y a tout juste 100 ans, Robert Doisneau (14 avril 1912 - 1er avril 1994) est le photographe français du siècle passé le plus connu , le plus reconnu et parmi les plus populaires d'après-guerre.Il fut, aux côtés de Willy Ronis et d'Édouard Boubat, l'un des principaux représentants du courant de la photographie humaniste française. Auteur du célèbre Baiser de l’hôtel de ville, Doisneau maîtrise à merveille l’art de l’instant, semblant capturer sur le vif une seconde de l’intimité d’une vie. Mettant subtilement en scène l'anecdote, ses photographies humanistes sont empreintes d'humour, de bonheur simple, de nostalgie, d'ironie et de tendresse. Les photographies de Doisneau, véritable poète du huitième art, nous emmènent dans un voyage dans le temps et nous font revivre près d’un siècle de la vie quotidienne d’une foule, d’un enfant ou de deux amants…
La renommée de Doisneau est solidement établie grâce à ses photographies noir et blanc des habitants de Paris : artisans, clochards, titis, amoureux dans les bistrots, les rues, les faubourgs et les avenues…
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 Frédéric Joliot au Collège de France devant le pupitre du cyclotron (1942)

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Baigneurs sur la Marne (1944)

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Boulodrome de la rue des Cascades (Mai 1957 )

 

270px-Photographers_Robert_Doisneau_%28left%29_and_Andr%C3%A9_Kert%C3%A9sz_in_1975_b.jpgRobert Doisneau (à gauche) et André Kertész, Arles, 1975

 

Robert DOISNEAU  étudie les Arts graphiques à l’École Estienne et obtient son diplôme de graveur et de lithographe en 1929.
 
Un an plus tard, il réussit à intégrer l’Atelier Ullmann en tant que photographe publicitaire. En 1931, Robert Doisneau rencontre Pierrette Chaumaison avec qui il se marie trois ans plus tard; il devient aussi cette même année l’opérateur d’André Vigneau avec lequel il découvre la Nouvelle Objectivité photographique.
 
En 1932, il vend son premier reportage photographique, qui est diffusé dans l’Excelsior.
 
En 1934, le constructeur automobile Renault de Boulogne-Billancourt, l’embauche comme photographe industriel, mais, du fait de ses retards successifs, il se fait renvoyer cinq ans plus tard, en 1939.
 
Désormais sans emploi, Robert Doisneau tente de devenir photographe illustrateur indépendant. Il rencontre, peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale Charles Rado, le fondateur de l’agence Rapho. Son premier reportage, sur le canoë en Dordogne, fut interrompu par la déclaration de guerre et la mobilisation générale.
 
Après la Seconde Guerre mondiale, Robert Doisneau devient photographe indépendant en intégrant officiellement, en 1946, l’agence de photographie Rapho.
 
Il se mit alors à produire et réaliser de nombreux reportages photographiques sur des sujets très divers : l’actualité parisienne, le Paris populaire, des sujets sur la province ou l’étranger (URSS, États-Unis, Yougoslavie, etc.). Certains de ses reportages paraîtront dans des magazines comme Life, Paris Match, Réalités, Point de vue, Regards, etc.
 
En 1947, il rencontre Robert Giraud, chez l'antiquaire Romi, c’est alors le début d'une longue amitié et d'une fructueuse collaboration. Doisneau publiera une trentaine d’albums dont La Banlieue de Paris, avec des textes de Blaise Cendrars, en 1949. Il travaillera un temps pour Vogue, de 1948 à 1953 en qualité de collaborateur permanent. Il est aussi ami de Jacques Yonnet et ses photos illustrent son fameux Enchantements sur Paris (Denoël-1954) devenu La ville des maléfices (Biblio).
 
Son travail de photographe sera récompensé à diverses reprises : le prix Kodak en 1947, le prix Niepce en 1956. En 1960, Doisneau monte une exposition au Musée d'art contemporain de Chicago. En 1975, il est l'invité d'honneur du festival des Rencontres d'Arles (France). Une exposition lui y est consacrée. Il recevra encore quelques prix pour son travail, le Prix du Livre des Rencontres d'Arles pour L'Enfant et la Colombe (1979) et pour Trois secondes d'éternité en 1980, le Grand Prix National de la Photographie en 1983 et le prix Balzac en 1986. En 1986, le festival des Rencontres d'Arles présente une exposition intitulée De Vogue à Femmes, Robert Doisneau. En 1992, Doisneau présente une rétrospective au Musée d'art moderne d'Oxford. Ce sera la dernière exposition organisée de son vivant. En 1994, le festival des Rencontres d'Arles présentait Hommage à Robert Doisneau.
 
Robert Doisneau meurt à Montrouge le 1er avril 1994. Il est enterré à Raizeux, aux côtés de sa femme.
 
Le 14 avril 2012, pour le centenaire de sa naissance, google lui rend hommage sur sa page d'accueil.

 

 

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 Robert Doisneau est l'un des photographes français les plus connus à l'étranger notamment grâce à des photos comme « le Baiser de l'hôtel de ville ». Ses photographies noir et blanc des rues de Paris d'après-guerre et de sa banlieue ont fait sa renommée...
 
Doisneau est un passant patient qui conserve toujours une certaine distance vis-à-vis de ses sujets. Il guette l'anecdote, la petite histoire. Ses photos sont souvent empreintes d'humour mais également de nostalgie, d'ironie et de tendresse.
 
Il travaillait sur Paris, ses faubourgs et ses habitants  : artisans, bistrots, clochards, gamins des rues, amoureux, bateleurs, etc. Il enregistra pendant près d'un demi-siècle des milliers de portraits du petit peuple de Paris.
 
Il a participé au Groupe des XV aux côtés de René-Jacques, de Willy Ronis, de Pierre Jahan, dans les années (1950)
 
Ses appareils photo, un Rolleiflex format 6x6 et un Leica format 24 x 36

 

 

09:50 Écrit par Le Photoneur dans Hommage | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |